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Comment faire médecine ?

De La Rédaction, publié le 03/02/2018

Passionnant et exigeant, le cursus de médecine fascine et attire particulièrement les bacheliers. Pour autant, devenir médecin n’est pas sans difficulté et l’investissement personnel est tel qu’une bonne compréhension du déroulement et des prérequis des études qui y mènent paraît nécessaire, préalablement à toute inscription en première année de fac de médecine. Ce qui va être abordé ici : l’ensemble des questions qui peuvent venir à l’esprit au moment de faire votre choix d’orientation, rien que ça ! 

Vous hésiter à faire médecine ?

Posez-vous la question : ces études sont-elles réellement faites pour vous ? Compte tenu de l’investissement important que ce cursus requiert, il est indispensable de s’interroger sur ses motivations, ses points forts et ses points faibles et sa capacité à s’engager en moyenne sur 10 ans dans des études difficiles.

1. Comprenez le métier et les compétences professionnelles requises

En premier lieu, s’assurer d’avoir une compréhension claire de ce que recouvre le métier de médecin paraît être un préalable à toute réflexion sur l’orientation vers ce corps de métier. Il s’agit surtout de comprendre les spécificités de la profession médicale et de se rendre compte du niveau d’expertise à acquérir.

La première étape est alors de bien distinguer les spécialités entre elles (du généraliste au chirurgien, de l’urgentiste au cardiologue etc.) ainsi que les différents modes d’exercice (en libéral, en établissement privé, en établissement public de santé, en entreprise, en association). Un échange avec des professionnels de santé ou encore un stage d’immersion permet rapidement de cerner les enjeux du métier et de son environnement.

2. Aimez prendre soin des autres

Par ailleurs au-delà des compétences professionnelles, il faut détenir une appétence et un goût certains pour l’humain. L’envie de soigner, de soutenir et d’aider l’Autre est un prérequis incontestable, en particulier dans un contexte le plus souvent d’inquiétude et de stress de la part du patient.

3. Connaissez-vous vous-mêmes ou faites-vous conseiller

Cette réflexion amène naturellement à s’interroger sur ses compétences et aptitudes et sur l’adéquation de son profil à ce projet professionnel. Généralement à ce stade, il peut être utile de se faire conseiller.

GoodStudies par exemple permet ainsi à un candidat de se faire coacher par un professionnel de santé afin de déterminer – à partir des éléments de parcours et de motivation qui lui seront transmises – s’il y a bel et bien une cohérence et un potentiel entre son profil et la voie professionnelle souhaitée.

Pourquoi le coaching est une bonne idée ?

Cette séance en ligne de vingt minutes est susceptible de faire gagner à l’élève un temps considérable dans le choix de son orientation, en l’encourageant et le confortant dans cette voie s’il détient les connaissances et aptitudes requises ou au contraire en lui épargnant une année vaine en fac de médecine dans le cas où il transparait manifestement que son désir et ses compétences seraient plus adaptées à d’autres études.

4. Soyez prêts à tout donner

Toutefois, être rassuré dans son choix de faire médecine ne suffit pas. Encore faut-il être capable et prêt à fournir une quantité de travail importante et à procéder avec méthode dans son apprentissage ; car le cursus de médecine est particulièrement exigeant, non seulement en termes d’enseignements à maîtriser mais aussi en termes d’autonomie dans le travail et d’efficacité dans l’acquisition des connaissances.

Il est donc nécessaire d’évaluer ses chances de réussite également à l’aune de sa capacité de travail et d’engagement personnel.

Quelles études pour faire médecine ?

Pour aller plus loin : est-il passer de ne pas passer par la PACES ?

Commencez par un Bac S, ES, L ou ST2S

Certes le baccalauréat scientifique (Bac S) demeure la voie royale pour accéder aux études de médecine. D’ailleurs, avec la réforme de la plateforme Parcoursup issue du « Plan étudiants » 2018, les facultés de médecine précisent désormais leurs « attendus » en termes de compétences en :

  • Physique,
  • Chimie,
  • Sciences de la vie et de la terre
  • et Mathématiques.

Et évidemment, le programme de la PACES reprend les fondamentaux scientifiques enseignés en Terminale S dans une partie de son programme. Près de 95% des étudiants admis en 2e année auraient un bac scientifique.

Pour autant, les bacheliers des autres filières (ES, L et ST2S) ont leurs chances, à la condition de se soumettre à une remise à niveau renforcée en sciences via des prépas et à faire preuve d’endurance, de détermination et d’une grande capacité de travail.

Enchainez ou ajoutez une Prépa

Ainsi dès la Terminale, les lycéens peuvent suivre une « prépa anticipée » pour consolider leurs connaissances en mathématiques, physique, chimie et SVT et commencer à appréhender les unités d’enseignement de la PACES. Au cours de cette prépa, ils acquièrent une méthodologie de travail et s’exercent à passer des examens.

Toutefois, les prépas anticipées sont sélectives et impliquent d’avoir des cours pendant les vacances scolaires, les mercredis voire aussi les samedis. Enfin, leur coût peut être élevé.

Une autre solution est la « prépa année blanche

La finalité est la même mais qui s’adresse plutôt aux élèves qui n’ont pas l’intention de s’inscrire à la fac immédiatement car ils souhaitent d’abord se mettre à niveau dans les matières scientifiques. Il peut ainsi s’agir de candidats non titulaires d’un Bac S ou de titulaires d’un Bac S sans mention, ou de candidats qui ne sont pas sûrs de la spécialité qu’ils veulent prendre.

La prépa Sup Santé par exemple propose une année de préparation intensive permettant aux participants de passer en revue l’intégralité du programme de PACES. L’objectif étant que lors de leur intégration en PACES, les étudiants n’aient alors plus qu’à approfondir leurs connaissances dans les différentes unités d’enseignement. Autre avantage de cette stratégie : augmenter significativement les chances de réussite du concours de fin d’année, car pour rappel seulement 85% des étudiants parviennent au bout du 1e semestre de PACES.

Maîtrisez le déroulement des études de médecine

Pour obtenir le diplôme d’Etat de docteur en médecine, le cursus se déroule sur 9 ans pour les généralistes, sur 10 à 12 ans pour les spécialistes.

Les enjeux des 3 premières années 

Le cursus débute avec la PACES ou les parcours alternatifs développés par certaines universités.

Pour l’année universitaire 2018-2019, le numerus clausus prévoit 8 205 places en médecine. Une fois le concours d’admission en 2e année passé, il n’y a plus d’examen sélectif à prévoir.

Les enseignements, dispensés sous forme de cours magistraux, de travaux pratiques, d’études dirigées et de stages, recouvrent une grande diversité de matières, telles que l’anatomie, la microbiologie, la physiologie, la sémiologie. En 3e année, les cours de plus en plus orientés vers l’aspect clinique.

Au cours de ces deux années post-PACES, les étudiants seront amenés à effectuer au minimum 12 semaines de stage. La 3e année est en outre sanctionnée par le Diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM) de niveau licence.

L’externat

En 4e année s’ouvre la période dite d’externat, qui se caractérise par une formation médicale complète débouchant au terme de la 6e année sur les Epreuves classantes nationales informatisées (ECNi), destinées à déterminer la spécialité suivie.

Les externes ont un double statut d’étudiant et de salarié d’un hôpital. Ils doivent effectuer des stages obligatoires, notamment en médecine d’urgence et en chirurgie ; et effectuer 25 gardes sur les 3 ans.

A l’issue des 6 ans, le choix de la spécialité et du lieu d’exercice sera déterminé par le classement aux ECNi. Cette 6e année se caractérise également par l’obtention du Diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM) de niveau master.

L’internat

S’ensuit l’entrée dans la période d’internat, durant laquelle l’étudiant intègre l’une des 44 spécialités existantes – sous réserve d’un nombre de places ouvertes suffisant :

  • 13 de ces spécialités relèvent de la discipline chirurgicale (urologie, chirurgie vasculaire, gynécologie-obstétrique, etc.) ;
  • 30 autres de la discipline médicale (psychiatrie, pneumologie, radiologie et imagerie médicale, etc.);
  • la dernière étant la discipline biologique.

La durée de l’internat dépend de la spécialité suivie et peut aller de 3 à 6 ans

Il se compose de 6 stages d’environ 6 mois chacun ainsi que d’enseignements théoriques. En tant que salarié de l’hôpital, l’interne bénéficie d’une certaine autonomie dans l’exercice médical, quoiqu’il demeure toujours sous la responsabilité des praticiens qui le forme.

Au cours de cette période, l’interne rédige également une thèse d’exercice. La validation de l’internat se traduit par l’obtention du Diplôme d’Etat (DE) de docteur en médecine, et du Diplôme d’études spécialisées (DES) de la discipline suivie.

La PACES ou 1e année commune aux études de santé

La première année commune aux études de santé, plus communément désignée sous l’acronyme PACES, donne accès aux études de médecine ainsi qu’à un certain nombre de filières paramédicales (kinésithérapie, pharmacie etc.).

Plus de 58 000 étudiants s’y inscrivent chaque année en France.

Inscription

Depuis 2018 et la réforme de la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur, l’inscription dans cette formation s’effectue sur Parcoursup pour les bacheliers ou les étudiants en réorientation.

Prérequis et attendus

Particulièrement cotée, cette filière est saturée par les candidatures. Aussi est-il prévu, dans le nouveau « Plan étudiants » qui réforme l’entrée à l’université, de départager les candidats à l’aune de l’adéquation (ou non) de leur profil et de leurs compétences aux attendus et exigences de la formation.

Autrement dit, les candidats devront justifier d’un certain nombre de compétences pour pouvoir revendiquer une place en PACES.

1. Des compétences scientifiques

On compte au nombre de ces aptitudes fortement valorisées, la maîtrise des compétences scientifiques développées en terminale en en Physique, Chimie, Sciences de la vie et de la terre et Mathématiques.

Les chances d’accéder à la formation et de réussir la première année sont donc nettement plus élevées pour les candidats ayant auparavant obtenu un baccalauréat scientifique avec mention, dans la mesure où cela démontre une capacité à analyser, raisonner et modéliser des concepts, ainsi qu’une appétence expérimentale. 

2. Une grande capacité de travail et d’apprentissage

Au-delà de ces compétences dans les disciplines scientifiques, ce sont également la capacité de travail, l’investissement personnel et l’endurance qui feront qu’un candidat se démarquera d’un autre. En effet, cette filière très exigeante nécessite une grande aptitude personnelle à organiser son travail, appliquer rigoureusement et régulièrement des méthodes de travail et d’apprentissage efficaces, et à témoigner d’une grande force de travail.

3. Des qualités humaines et de l’envie de prendre soin

Si la volonté et la persévérance sont ainsi des qualités recherchées, il n’en va pas autrement pour les qualités humaines, notamment l’écoute, la bienveillance et l’empathie.

Programme de la PACES

Les matières figurant au programme de la PACES peuvent être regroupées en trois grandes catégories :

  1. D’une part les matières qui s’apparentent aux sciences dites fondamentales (biologie, physique, chimie, pharmacologie, etc.),
  2. D’autre les part les matières relevant des sciences médicales (anatomie, histologie, embryologie, physiologie, etc.),
  3. Et enfin les matières issues des sciences humaines et sociales (histoire de la médecine, psychologie médicale, éthique, etc.).

Un gros travail d’apprentissage par cœur est requis, non seulement du fait de la diversité et du volume de connaissances à acquérir, mais aussi du fait du faible nombre d’heures d’enseignements prévus à l’université (en moyenne 28 heures hebdomadaires).

L’investissement personnel est d’autant plus important que cette première année est sanctionnée en fin de parcours par un concours particulièrement sélectif.

Aussi, de nombreux candidats à la PACES choisissent en parallèle de la formation de suivre une prépa privée ou d’intégrer le programme de tutorat proposé par l’université.

Déroulement du concours d’admission en 2e année

Le concours d’admission en 2e année se déroule en deux temps, sachant qu’un arrêté ministériel fixe chaque année le numerus clausus – c’est-à-dire le nombre de places ouvertes à l’issue du concours de fin d’année dans les filières médecine, odontologie, pharmacie ou sages-femmes ainsi que dans certaines filières paramédicales telles que kinésithérapeute ou ergothérapeute. Ces places sont ensuite réparties par universités.

En 2017-2018, le numerus clausus s’élève à 13 523 places réparties comme suit :

  • 8 205 places en médecine, soit +81 places par rapport à l’année précédente,
  • 1 203 places en odontologie, soit +4 places,
  • 3 124 places en pharmacie, soit +19 places,
  • 991 places en filière sage-femme, soit -9 places.

Chaque université organise ses propres concours, mais le fonctionnement suit toujours le même principe et se déroule en deux parties.

1ère partie du concours d’admission en 2e année

Le premier temps du concours se situe à la fin du 1er semestre (mi-décembre/début janvier) et porte sur les enseignements reçus sur la période. Les épreuves consistent en des QCM (Questionnaires à choix multiples) qui permettent ensuite d’établir un classement des étudiants. Tous les étudiants sont soumis au même concours, les coefficients des différentes matières variant en fonction des filières choisies. Cette première partie du concours compte pour 50% de la note finale.

Les 85% les meilleurs sont autorisés à poursuivre l’année de PACES et pourront donc subir la deuxième partie du concours, prévue à la fin du 2nd semestre.

Les 15% les moins bien classés doivent alors obligatoirement se réorienter vers d’autres formations.

2e partie du concours d’admission en 2e année

Le second temps du concours, qui a lieu mi-mai/début juin, porte sur les épreuves communes à toutes les filières (7 unités d’enseignement) ainsi que sur les matières spécifiques à la ou aux filières préalablement choisies (1 unité d’enseignement par filière). Il est donc possible pour un candidat de passer de 1 à 4 concours, selon le nombre de filières qu’il a choisi de présenter.

Les épreuves consistent en des QCM (questionnaires à choix multiples), des QCD (questionnaires à choix doubles, c’est-à-dire des vrai/faux), des QROC (questions à réponses ouvertes ou courtes).

Classement et enjeux de la sélection

Sont pris en compte pour le classement au concours de chaque filière l’ensemble des résultats obtenus à la 1e et à la 2e partie du concours.

Si l’étudiant se maintient avec son classement dans le numerus clausus de l’une des filières, il est autorisé à poursuivre dans celle-ci.

Si en revanche, il ne s’y maintient pas mais qu’il atteste malgré tout d’une note générale de plus de 10/20, il est autorisé à redoubler ou à se réorienter vers une formation relevant d’une autre filière universitaire, sachant qu’il est autorisé à postuler directement en 2e année.

En-dessous de 10/20, il est autorisé à redoubler ou à se réorienter. En revanche, il n’aura pas d’équivalence pour intégrer directement une 2e année.

Si l’étudiant ne se trouve dans aucun des cas de figure précédemment cités, il n’est pas autorisé à redoubler et doit obligatoirement se réorienter vers une autre formation.

En outre, il est à noter qu’il n’est possible de s’inscrire en PACES qu’à deux reprises maximum, ce qui signifie que le redoublement n’est autorisé qu’une seule fois.

Les taux de réussite font état d’une situation plus que saturée : seul 1 étudiant sur 3 est admis en 2e année après 1 ou 2 années de PACES.

Se lancer dans des études de médecine : à quel âge est-ce trop tard ?

Les temps ont changé parce que les gens ont changé : désormais, il est de plus en plus courant que les « actifs » aient eu dans leurs parcours une diversité d’expériences professionnelles. Loin d’être un signal d’instabilité, cette aptitude à s’intéresser à différents métiers, différents domaines et différentes fonctions est un atout, source d’attractivité et d’enrichissement personnel.

Néanmoins, le fait d’opter pour une reconversion professionnelle, quoique réjouissante du fait de perspectives d’avenir renouvelées, nécessite de la part du candidat une réflexion sérieuse et approfondie, en particulier lorsque l’orientation nouvellement souhaitée concerne les études de médecine.

Autrement dit, il n’est jamais trop tard sous réserve qu’on évalue parfaitement bien les défis à relever.

Les défis qu’il faut désirer relever et les qualités à avoir

1. Le retour à l’Ecole et à ses contraintes nécessite un engagement personnel fort

Un professionnel aguerri n’est en effet plus rompu à l’exercice estudiantin : aux longues heures de bachotage, aux examens sélectifs et aux cursus longs de 9 années en moyenne au cours desquelles il est susceptible à de multiples reprises – et comme tout un chacun – de vouloir renoncer.

Il faut donc connaître ses forces, au nombre desquelles doivent compter l’endurance, la ténacité, l’organisation efficace du travail, l’autonomie et l’engagement important de travail.

Au-delà de ces traits de caractère, il faut être aussi désireux de réapprende à apprendre, de s’astreindre à une méthodologie de travail rigoureuse, de revenir aux fondamentaux du raisonnement scientifique, de la conceptualisation et de l’abstraction.

2. Un profil d’étudiant pas comme les autres

Par ailleurs, un professionnel n’est pas un étudiant comme les autres et son appréhension du monde de la santé et de l’organisation des hôpitaux est différente.

A son entrée en fac de médecine, plus critique à l’égard des méthodes d’enseignement et des contenus de formation s’il les jugent décorrélés de la pratique en établissement de santé et s’il considère que la théorie dispensée en cours ne prépare pas de manière adaptée à la réalité de terrain.

En effet, la question de l’âge et de la maturité du professionnel peut rendre plus difficile son intégration dans le cursus et les stages, face à des « autorités formatrices », d’ailleurs parfois plus jeunes que lui. Le candidat peut donc être plus susceptible, en particulier lorsqu’il se sent lui-même remis en cause dans son positionnement, son attitude, son âge ou ses compétences.

Enfin peut-être parfois plus acérée, sa vision du monde médical peut le conduire à être plus facilement en désaccord avec ses maîtres de stage ou ses professeurs, et à vouloir leur porter la contradiction « d’un professionnel à un autre ».

3. Une vie de famille mise en retrait pendant de longues années

Reprendre des études, et en particulier des études de médecine, c’est aussi en quelque sorte sacrifier en grande partie la vie de famille qu’on avait jusque là. Or ce sacrifice dure plus de 10 ans parfois, ce qui impose résolument de s’interroger sur cette orientation.

Certes, ce ne sont pas tant les heures de cours – qui sont relativement réduites – qui sont chronophages, mais bien plus le travail personnel qui est considérable.

4. Une perte partielle de revenus

Par ailleurs, retourner à la fac c’est aussi renoncer (en partie) à un salaire qui pour certains était particulièrement intéressant. Or les contraintes s’accumulent : en plus de devoir s’assurer que soi-même et/ou son conjoint sont en mesure d’assumer les dépenses du ménage, le candidat doit aussi prévoir éventuellement de pouvoir se loger lorsque ses stages sont éloignés géographiquement de chez lui.

Cependant et fort heureusement, il sera amené pendant certaines années du cursus (hors externat notamment) à avoir le statut de salarié de l’hôpital dans lequel il effectuera ses stages.

Conclusion : faire médecine à 25, 30, 35  ou à 40 ans, oui tant qu’il y a la passion

Au-delà des questions et contraintes précédentes dont il faut se rappeler avant de se lancer, le critère déterminant c’est bien l’envie et la vocation pour ce métier.

Nombreux sont les exemples de médecins qui se sont lancés dans l’aventure alors qu’ils avaient 25 ou 40 ans, une famille nombreuse et une expérience professionnelle de plus de 15 ans dans un autre domaine.

Leur succès est le plus souvent précisément du à leur parcours antérieur : en tant que professionnel, leur raisonnement, leur pragmatisme et leur parfaite connaissance du monde du travail sont des atouts de poids. Plus matures aussi, leur réflexion est enrichie de leur expérience.