Partager

Je galère en prépa : quelles alternatives ?

De La Rédaction, publié le 13/02/2019

Vous êtes en 1e, 2e ou 3e année de classe préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE), et vous n’êtes plus sûr(e) de vouloir poursuivre dans cette voie ? Ce n’est pas une fatalité, et grâce au bagage que vous vous êtes forgé, bien d’autres passerelles vous sont ouvertes, qui vont vous permettre de rebondir rapidement ! Donc pas de découragement, on vous expose toutes les alternatives possibles.

Sommaire

Vous avez fait une prépa, et ça personne ne vous l’enlèvera

Donc l’enjeu consiste surtout dans la façon que vous aurez de réagir et de rebondir ! 

Vous avez fait une prépa, et ça personne ne vous l’enlèvera 

Retour sur vos raisons initiales pour être entré(e) en prépa

Il peut y avoir de multiples raisons qui vous ont conduit(e) initialement à vous orienter vers une prépa et généralement, ces raisons sont toujours valables au jour d’aujourd’hui et constituent une force que vous pouvez valoriser dans votre parcours.

Vous étiez un(e) lycéen(ne) incontestablement brillant(e)

Il est probable que vous ayez démontré durant votre scolarité un fort potentiel.

Vous aviez des matières fortes, et professeurs comme parents ont souhaité exploiter vos capacités au mieux en vous conseillant de vous orienter vers une classe préparatoire.

Non seulement vous disposez donc de qualités scolaires, mais en plus votre entourage a su les reconnaître et les encourager !

Ce sont deux points que vous ne devez jamais perdre de vue, en particulier si vous vous sentez pour le moment abattu et perdu. Au contraire, dites-vous que vous ne partez pas de rien et que votre travail jusque-là a payé.

Cerise sur le gâteau, vous avez été accepté(e) en prépa, ce qui atteste déjà de l’attrait de votre profil pour des établissements et des recruteurs exigeants.

Vous souhaitiez vous assurer un avenir professionnel radieux et qualitatif 

On vous a toujours promis un avenir radieux à la sortie de la prépa.

Le parcours classique : concours et entrée dans une Grand École, puis recrutement immédiatement dans une administration ou une entreprise de renom, avec pignon sur rue et salaires à la hauteur des sacrifices et de l’énergie que vous avez déployée durant vos longues années d’études.

Bref : on vous a dit et vous avez cru qu’on vous déroulerait le tapis rouge.

Vous souhaitiez faire le job de vos rêves

Au-delà de cette ambition professionnelle compréhensible d’un bon travail qui paie bien et qui est reconnu, vous aviez peut-être déjà aussi un métier particulier en tête ; une fonction dont vous rêviez…

Bosser dans l’aéronautique, devenir homme/femme d’affaires, exercer comme chirurgien cardiaque…

Vous avez bossé dur pour ça. Vous y avez consacré votre énergie et votre temps ; parfois même au détriment de votre repos et de vos loisirs.

Parce que cet emploi, vous le voulez vraiment et vous vous battez chaque jour pour acquérir les compétences nécessaires. Vous avez appris, et vous apprenez encore. Et vous vous dites que la CPGE est le passage obligé pour y parvenir.

Vous vous sentez en échec en prépa, alors que c’est loin d’en être un

Malgré votre sincère dévouement, vous constatez cependant que la prépa n’est pas faite pour vous.

Vous vous rendez compte que la prépa ne vous correspond pas 

Soit que vous n’avez pas été sélectionné(e) pour poursuivre en deuxième année, soit que tout simplement vous vous rendiez compte que l’ambiance, le rythme ou le but de la prépa ne correspond pas à vos attentes ou à votre mode de fonctionnement.

Vous pouvez vous questionner, mais ne considérez pas ça comme un échec

Souhaitée ou subie, l’interruption de la prépa n’est jamais facile à vivre, à gérer, à expliquer et même à comprendre soi-même. Au-delà de l’inquiétude pour l’avenir que ça peut impliquer, l’arrêt en cours de route est difficile à vivre.

Pour autant, il ne s’agit pas d’un échec. Juste du constat que ce n’était peut-être pas l’orientation qui vous convenait le mieux, ou qui était la plus adaptée à vos projets et votre profil. Chaque année, des centaines d’étudiants en viennent à cette réflexion.

Tenez compte de la formation rigoureuse dont vous avez bénéficié jusqu’à présent : elle vous a rendu extrêmement combattif(ve), solide et résilient(e) pour la suite ! De quoi vous rebooster et considérer cette expérience CPGE comme un plus et un atout.

Donc l’enjeu consiste surtout dans la façon que vous aurez de réagir et de rebondir !

Essayez de tenir jusqu’à la fin de l’année

L’intérêt de finir l’année 

Vous vivez mal la prépa, mais si ce n’est tout de même pas intolérable, essayer d’attendre la fin de l’année scolaire pour vous réorienter.

D’autant que vous obtiendrez ainsi la totalité des crédits ECTS accordés au titre de votre présence en cours.

Si vous partez en cours d’année, faites quelque chose qui vous serve !

Si vous ne vous sentez pas le courage ou la motivation de tenir jusqu’à la fin de l’année, vous aurez quelques mois sans aucune activité. Cela peut-être pénalisant pour votre CV, à moins que vous saisissiez cette opportunité pour vous consacrer à d’autres activités :

  • Trouver un job étudiant.
  • Partir en voyage.
  • Dormir et vivre tout simplement.

Bref, peut-être voudrez-vous en profiter pour vous ressourcer, vous reposer et reprendre un rythme plus classique.

Pourquoi ne pas vous faire mentorer par des étudiants qui ont réussi à intégrer l’école dont vous rêvez ? Sur goodstudies.fr par exemple, vous pouvez échanger et bénéficier d’une préparation concours parfaitement adaptée à vos besoins et votre façon de fonctionner. C’est du sur-mesure et vous échappez au stress et à la pression d’une prépa.

Changez de prépa

Changez d’environnement en changeant d’établissement

Si la raison de votre insatisfaction est l’établissement dans lequel vous êtes (bref l’environnement, les équipes, l’esprit de compétition entre taupins etc.), tentez d’intégrer une prépa équivalente dans un autre établissement, dont l’ambiance vous parait moins oppressante et les étudiants plus solidaires.

Demandez aux Mentors de goodstudies.fr la prépa qu’ils pourraient vous recommander. Ils vous feront part de leur propre expérience et vous conseilleront autant que possible.

Trouvez une prépa dans laquelle vous vous sentirez bien 

Il n’est effectivement pas nécessaire de subir une pression telle que vous en cauchemardez et avez du mal à vous lever le matin.

N’oubliez pas que vous travaillez certes pour votre avenir, mais que si les conditions pour y arriver sont atroces ou incommensurablement difficiles – vous n’y êtes pas tenu(e) !

Sans avoir à renoncer à votre job rêvé, renoncez à la prépa qui vous malmène.

Réorientez-vous

Les équivalences à l’université 

Lorsque vous vous êtes inscrit(e) en prépa, vous avez dû vous inscrire administrativement à la fac également. C’est dorénavant l’occasion de faire marcher cette inscription parallèle et de bénéficier de cette équivalence.

Par exemple : licence, DUT…

Renseignez-vous auprès de votre établissement concernant les modalités d’accès à une formation par équivalence. Peut-être pourrez-vous ainsi valider un double-cursus à l’université !

Si vous êtes issu(e) d’une prépa d’ingénieurs

Faites une formation courte 

Vous pouvez vous décider pour une formation courte telle qu’un DUT ou un BTS. Ces cursus sont professionnalisants et vous avez des expériences en entreprises obligatoires.

Cela pourrait vous changer des cours théoriques et vous permettrait de valoriser et mettre en application vos connaissances acquises jusqu’à présent.

Concrètement, vous pouvez vouloir vous orienter vers un DUT Chimie, un DUT Physique, un DUT mathématiques ou un DUT informatique.

Idem pour les BTS : vous avez le choix entre les BTS Chimie, BTS physique, BTS mathématiques, BTS informatique.

Faites un DUT et BTS sans renoncer à intégrer une Grande École

Enfin, ces formations courtes et pratiques peuvent vous servir de tremplin si vous souhaitez intégrer par le suite une Grande École par la voie des concours et admissions parallèles.

En effet, si vous réfléchissez en terme de stratégie : les concours parallèles sont plus accessibles généralement que les concours post-prépas ! A priori, vous entrerez dans l’école de vos rêves les doigts dans le nez.

Intégrez directement une école d’ingénieurs

Vous pouvez aussi tenter d’intégrer une école d’ingénieurs post-Bac. Dans ce cas vous avez deux options : soit tenter d’entrer sur dossier, soit passer par le concours.

Compte tenu de votre expérience prépa, vous avez de grandes chances de parvenir à vos fins car vous savez bachoter, travailler, vous avez de la technique et vous supportez mieux la pression qu’un bachelier.

Si vous souhaitez vous rassurer et être sûr d’aller dans la bonne voie dans vos révisions : prenez un Mentor sur goodstudies.fr : ils ont réussi les concours que vous visez et sont disponibles pour vous coacher durant votre préparation.

Intégrez une école après 1 an de prépa 

Il y a plusieurs écoles à votre portée et que vous pouvez tenter : INSA, FESIC, Concours des petites mines, ENI etc.

Si vous êtes issu(e) d’une prépa commerce

Intégrez une école de commerce post-Bac 

Il existe un certain nombre de concours que vous pouvez présenter compte tenu des connaissances et compétences que vous avez déjà acquises en prépa.

Parmi eux, il y a notamment le concours Sésame et le concours Atout+3 et le concours Accès. Parlez par exemple à des étudiants qui ont réussi le concours (sur goodstudies.fr), ils pourront vous coacher et vous donner leurs clés de succès.

Intégrez Sciences Po Paris ou un IEP 

Pourquoi en effet ne pas considérer l’option des IEP ? Vous pourriez tenter d’en intégrer une en 1e ou 2e année (uniquement pour ceux/celles qui ont déjà réalisé une année de prépa).

Votre expérience de la pression, du bachotage etc. va vraiment vous servir.

Faites une licence à la fac

Vous pouvez aussi décider de suivre un cursus universitaire et opter pour une :

  • Licence en droit.
  • Licence en économie.
  • Licence en gestion.
  • Licence en sociologie.
  • Licence en management.
  • Licence en commerce.

Faites une formation courte telle que le BTS ou le DUT

Envisagez aussi les formations courtes dans vos matières fortes :

  • BTS comptabilité.
  • BTS Management des unités commerciales (MUC).
  • BTS commerce international.
  • BTS tourisme.
  • BTS communication.
  • BTS assistant de gestion PME PMI.
  • DUT gestion administrative et commerciale des organisations (GACO).
  • DUT techniques de commercialisations.

Vous pourrez, si vous avez réalisé 1 année de prépa, prétendre à une admission en 2e année.

D’ailleurs, n’oubliez pas que vous pourrez vous servir de ce diplôme pour éventuellement passer des concours passerelles et intégrer une école de commerce ensuite.

Réorientez-vous en école spécialisée

Si l’université, les BTS et DUT ne vous inspirent pas, vous pouvez également vous orienter vers des écoles en lien avec la prépa que vous avez faite :

  • Les écoles de management.
  • Les écoles de comptabilité.
  • Les écoles de gestion.
  • Les écoles de communication.
  • Les écoles d’informatique.
  • Les écoles d’art ou de design.
  • Les écoles hôtelières.

Tentez l’ENS

Vous pouvez aussi imaginer de tenter les concours de l’École Nationale Supérieure après 2 ou 3 années de prépa. En revanche, vous devrez être admissible à l’une des 3 ENS de Paris pour pouvoir tenter les oraux de l’ENS. Victor peut d’ailleurs vous aider dans votre préparation.

Si vous êtes issu(e) d’une prépa littéraire

D’abord ayez conscience que la classe préparatoire littéraire A/L ou B/L compte 50% d’étudiants qui ne passent pas le cap de la 1e année, soit parce qu’ils renoncent eux-mêmes, soit parce qu’ils n’ont pas le niveau académique exigé.

C’est un constat qui permet aussi de prendre beaucoup de recul et de ne pas considérer cette expérience comme un échec en soi !

Passez une licence

Vous pouvez choisir de suivre plutôt un cursus universitaire, et votre bagage antérieur fera de vous un très bon élève. Envisagez ainsi la :

  • Licence de lettres.
  • Licence de langue.
  • Licence de philosophie.
  • Licence d’histoire.
  • Licence de géographie.
  • Licence de sociologie.
  • Licence de communication.

Envisagez Sciences Po Paris ou l’un des IEP de province

Votre bagage culturel et théorique sied bien à ce genre d’orientation. Vous pouvez donc envisager de passer les concours et d’intégrer un IEP en 1e ou 2e année.

Voire même intégrer un master à Sciences Po Paris, si vous avez 3 années de prépa en poche.

Un élève d’hypokhâgne sur dix poursuit ainsi ses études en IEP. Ce sont vos capacités d’analyse et d’abstraction qui vont vous faire réussir !

Si vous souhaitez vous rassurer : échangez avec un étudiant de Sciences Po Paris ici : les Mentors GoodStudies vous préparent aux concours.

Accédez aux écoles de commerce

Si vous souhaitez vous réorienter, pourquoi ne pas considérer la voie des Grandes Écoles et notamment les écoles de commerce ?

Vous auriez toutes vos chances au concours, si vous comptabilisez déjà 2 à 3 ans de prépa. L’avantage c’est que vous bénéficierez des quotas de places dédiés aux profils littéraires, soit une moindre compétition.

Le plus simple pour vous convaincre est de parler avec d’autres étudiants qui y sont entrés.

Les autres établissements à ne pas négliger 

Compte tenu de votre solide formation théorique, votre grande force de travail et vos qualités rédactionnelles, vous avez tout un boulevard devant vous pour intégrer des écoles spécialisées :

  • Les écoles de journalisme.
  • Les écoles de traduction / d’interprétation.
  • L’École du Louvre.
  • Les écoles de communication…

L’intérêt pour vous est de vous professionnaliser davantage.

Vous pouvez changer de prépa 

Enfin, si vous le souhaitez, vous pouvez aussi imaginier de changer de voie tout en restant dans le format de la prépa. Ainsi sachez qu’il existe des :

  • prépas art.
  • prépas graphisme.
  • prépas PACES.
  • prépas HEC.
  • Prépas aide-soigant.

Les autres voies possibles pour les étudiants de prépa

Intégrez un IUT 

Vous ne serez pas dépaysé de la prépa en ce sens qu’il y a des travaux dirigés et que les promotions sont bien encadrées.

En revanche, c’est en université et donc vous bénéficiez aussi parallèlement d’un environnement plus détendu qui vous permet de profiter de votre vie d’étudiant(e) !

Les scientifiques s’orienteront plutôt vers les secteurs industriels, tandis que les commerciaux s’intéresseront davantage au secteur tertiaire.

Seule condition : il faut que vous ayez fait 1 an de prépa.

Faites une équivalence à l’université

Tentez d’obtenir une formation à la fac en équivalence : intégrez une L2 ou L3.

Cela vous permettra de ne pas avoir perdu de temps et vous aurez aussi la possibilité, via les admissions parallèles ou les admissions sur titre, d’intégrer une grande école par la suite.

Faites vos études à l’étranger 

Il existe aussi de nombreuses équivalences à l’étranger. Alors profitez-en et renseignez-vous auprès des universités.

Par exemple, l’EPFL de Lausanne accepte les étudiants de prépa ingénieurs. L’entrée est soumise à l’examen du dossier.

Les étudiants en prépa commerce peuvent aussi envisager d’étudier à HEC Montréal qui recrute à partir de la 1e année de prépa.