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Faire médecine sans passer par la PACES

De La Rédaction, publié le 07/02/2018

Le saviez-vous ? Des alternatives à la PACES existent. Les universités proposent de plus en plus d’alternatives à la PACES, afin de diversifier les profils étudiants et offrir une solution de réorientation pour les déçus du concours qui souhaitent poursuivre leurs études dans la filière santé.

PACES ou PluriPASS ? Attention à ne pas les confondre

L’Alter-PACES

Ainsi, l’Alter-PACES, proposé par plus de 18 universités, permet aux étudiants de L2 et L3 de postuler pour intégrer directement la 2e année d’études du cursus de santé. Les critères d’admissibilité varient selon les universités.

Toutefois, le plus souvent il est attendu du candidat qu’il ait validé sa licence sans redoublement, qu’il ait obtenu des résultats brillants et qu’il ait validé des unités d’enseignement complémentaires en lien avec la santé.

L’admission repose ensuite sur un oral portant sur les motivations et le projet professionnel du candidat. Les candidats reçus rejoignent la 2e année d’un cursus de santé, avec les étudiants issus de PACES.

Le PluriPASS

La faculté de médecine d’Angers a quant à elle remplacé en septembre 2015 la PACES par un PluriPASS (Parcours Angers Sciences de la Santé), dont l’intérêt réside notamment dans le fait qu’il permet d’accéder à d’autres filières en cas d’échec à l’entrée de la filière santé, sans perdre une année.

Concrètement, il consiste en un cursus pluridisciplinaire commun aux études de santé et dont la durée est de 2 ans. Ce cursus permet aux étudiants de valider des semestres sans avoir à redoubler ou repartir de zéro.

Ainsi, les étudiants peuvent intégrer au cours de celui-ci ou à son issue les cursus de santé, ou à défaut une des 15 licences de l’université d’Angers ou du Mans (physique-chimie, biologie, informatique, maths, psychologie, droit, économie, etc.), voire également une école d’ingénieurs partenaire (ISTIA, ENSIM, Centrale Nantes, mines de Nantes…).

Tout savoir sur le cursus

Dans le cursus PluriPASS sont notamment étudiées les sciences de la vie, les sciences de l’ingénieur et les sciences humaines et sociales. A ces dernières s’ajoutent d’autres matières telles que l’anglais ou la culture numérique.

Des examens écrits classants ont lieu tout au long de l’année, ainsi que des oraux complémentaires le cas échéant. En revanche, la fac d’Angers supprime toute notion de concours. Pour autant, le numerus clausus ne disparaît pas et à l’issue de cette 1e année, 75% des places disponibles dans les filières santé seront attribuées.

Les places restantes seront proposées à la fin du 2e semestre, toujours selon ce système de contrôle continu. Pour ceux qui n’accéderaient pas aux cursus de santé, le 4e semestre doit servir de remise à niveau pour poursuivre dans une autre filière universitaire sans perdre de temps.

En 2016-2017, alors que 342 places étaient ouvertes dans les cursus de santé de l’université d’Angers, le nombre d’inscrits en PluriPASS s’élevait à 1300 étudiants sur les 2 années.

Les réorientations possibles en cours de PACES

Les expérimentations mises au point par les facs de médecine

Les universités proposant des formations PACES offrent souvent des parcours de réorientation spécifiques, destinés aux étudiants qui échouent ou qui souhaitent simplement ce réorienter.

Elles peuvent prévoir ainsi des passerelles vers d’autres formations ou filières universitaires, des réorientations facilitées par le fait que l’année d’étude de PACES rapporte près de 60 crédits ECTS à l’étudiant.

Ainsi depuis 2014, une dizaine d’universités – au nombre desquelles comptent Angers, Auvergne, Paris 5, Paris 7, Paris 13, Poitiers, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg et Tours – ont  expérimenté des alternatives à la PACES.

Ainsi, une fois passée la 1e partie du concours, il est possible à un étudiant devant ou souhaitant se réorienter de bénéficier d’un 2nd semestre destiné à la découverte d’autres disciplines proposées par l’université, de manière à pouvoir le cas échéant opter l’année suivante pour la mention de licence qui lui aura le plus plu – sous réserve bien entendu qu’il y ait des places disponibles.

Les autres passerelles envisageables

Il existe également des DUT qui prévoient des rentrées décalées (fin janvier). On compte au nombre de ceux-ci es DUT génie chimique-génie des procédés, DUT génie biologique et DUT mesures physiques.

Dans le domaine de la santé, il est aussi possible d’intégrer des modules de préparation aux concours des écoles du paramédical, dont les épreuves se déroulent de mars à mai. Ces formations permettent d’accéder aux métiers d’infirmier, ergothérapeute, psychomotricien ou manipulateur radio notamment.

En outre, certaines écoles d’ingénieurs programment des formations renforcées sur un seul semestre, ce qui permet aux étudiants qui les suivent d’entrer dès l’année suivante en 2e année.

Faire médecine sans PACES

Quoique moins conventionnelles, des solutions alternatives au concours de PACES existent pour accéder aux études de médecine.

1. La possession d’un diplôme de l’enseignement supérieur au moins équivalent à Bac+5

Ces passerelles concernent d’abord certains diplômés, titulaires d’un diplôme de niveau master, et qui peuvent à ce titre intégrer la 2e année, voire la 3e année sous certaines conditions.

Un arrêté ministériel de juillet 2010, modifié en janvier 2012, énonce ainsi que peut accéder aux études de médecine tout titulaire d’un master, d’un diplôme d’école de commerce, d’un diplôme d’institut d’études politiques, ou de tout autre titre correspondant à la validation de 300 crédits ECTS.

L’entrée directement en 3e année peut également être autorisée aux personnes ayant validé :

  1. un diplôme d’État de docteur vétérinaire,
  2. un doctorat,
  3. ou un diplôme d’ingénieur,
  4. ainsi qu’aux anciens élèves d’une École normale supérieure et aux enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur enseignant dans une unité de formation de médecine.

Cette passerelle n’échappe toutefois pas au numerus clausus. Ainsi pour l’année universitaire 2014-2015, on dénombrait 260 places ouvertes en 2e année de médecine (58 en odontologie, 46 en pharmacie et 13 en sage-femme) au niveau national et 174 en 3e année (21 en odontologie, 23 en pharmacie et 8 en sage-femme).

2. Le droit au remords des étudiants du paramédical

Les étudiants en odontologie, pharmacie ou sage-femme qui regrettent de n’avoir pas suivi la filière médecine après la PACES peuvent exercer leur « droit de remords » sans que leur réorientation soit comprise dans le numerus clausus de la PACES à venir.

Les conditions d’exercice de ce droit sont les suivantes :

  • au moins deux années d’études ou 120 ECTS doivent avoir été validées dans la filière initiale
  • le concours de médecine doit avoir été obtenu après la PACES, malgré le choix effectué ensuite d’une autre filière.

L’inverse est d’ailleurs vrai aussi, un étudiant de médecine est autorisé à intégrer une autre filière de santé que celle initialement choisie, sous ces mêmes réserves.

Fixées chaque année par un arrêté ministériel, le nombre de places ouvertes en 2014-2015 s’établissait à 14 en médecine, 7 en odontologie, 7 en pharmacie et 7 en sage-femme.

Où faire médecine ailleurs qu’en France ?

Faire ses études à l’étranger

Seul 1 étudiant sur 3 arrive au bout de la 2e année de médecine en France, ce qui témoigne de la difficulté du cursus et de son niveau d’exigence. Pour autant, ce constat ne saurait décourager ceux qui se sentent une véritable vocation, même lorsqu’ils ont été recalés dès la 1e année.

Aussi, nombreux sont désormais les étudiants qui retentent leur chance à l’étranger. 

Et en raison du principe de libre circulation des personnes au sein de l’Union européenne, ils n’ont pas besoin d’aller trop loin car leur aventure peut se dérouler dans un pays voisin de la France, ce qui peut être rassurant.

Les avantages de faire ses études de médecines à l’étranger

Le premier avantage de cette solution est qu’ils n’ont plus forcément à se soumettre aux fourches caudines du numerus clausus. En effet, si les études de médecine à l’étranger ne sont dans l’ensemble pas plus faciles, à tout le moins elles n’imposent pas de passer un concours pour être admis en 2e année.

Le second atout de la démarche consiste dans le fait que le diplôme obtenu reste valide en France, bien qu’il corresponde aux cursus d’un autre pays de l’Union européenne. Cette reconnaissance est garantie par les directives européennes qui régissent cette profession réglementée et est valable également dans l’Espace économique européen (EEE) et en Suisse.

Cette reconnaissance des diplômes de médecine entre pays a ainsi conduit à comptabiliser en 2013 près de 25% de médecins détenant un diplôme étranger.

Il faut en outre noter que les étudiants français peuvent ne pas effectuer l’intégralité de leurs études de médecine à l’étranger. Il leur est en effet possible – à condition qu’ils aient au préalable obtenu le diplôme étranger – de réintégrer le système français lors du 3e cycle de spécialisation, et de participer aux épreuves classantes nationales. A ce stade et compte tenu de leur classement, ils pourront alors déterminer la spécialité à laquelle ils se destinent.

Un accueil enthousiaste bien que contrôlé des universités étrangères

Quoiqu’il en soit, cette « fuite des cerveaux » français constitue souvent une aubaine pour les pays, tels que la Roumanie ou la Croatie, qui cherchent donc depuis quelques années à mettre tout en œuvre pour améliorer l’accueil de ces étudiants. Dans ce cadre, certaines universités s’attèlent au développement de filières consacrées aux expatriés notamment francophones. La Roumanie a par exemple pour objectif de former 4 200 médecins par an, venus de France et de Grande-Bretagne.

Pour autant compte tenu de l’afflux massif de français dans les facultés étrangères, des quotas d’admissions de ces « non-résidents » ont été mis en place. La Belgique, par exemple, destine 30% de ses places aux étudiants étrangers. Ce contingent est respecté du fait de l’organisation d’un tirage au sort des dossiers de candidatures.

En outre depuis 2015, la Belgique renforce ses conditions d’admission par la sélection via concours au cours de la 1e année – un système qui s’apparente fort au modèle français et qui se compose de deux parties réparties sur l’année.

Les difficultés à avoir en tête quand on s’expatrie pour étudier la médecine

Rappelons néanmoins que quel que soit le pays dans lequel l’étudiant réalisera ses études de médecine, ce genre de cursus est particulièrement exigeant et complexe. Et que le fait de l’étudier à l’étranger ne dispense pas d’un bon bagage scientifique et d’une grande capacité de travail.

D’autant que le défi est plus grand encore lorsqu’il s’agit de suivre ses études dans une langue étrangère. Une bonne maitrise de l’anglais notamment est fortement recommandée. Dans le cas inverse, l’étudiant devra redoubler d’effort et de travail pour compenser ses lacunes linguistiques.

En outre, le cursus n’est pas forcément beaucoup plus court à l’étranger qu’en France, aussi il faut que l’étudiant anticipe bien le coût de cette expatriation.

Valider le diplôme

Enfin, il faut prendre conscience que pour que son expérience étrangère soit valable et reconnue en France, l’étudiant devra impérativement obtenir le diplôme de sa faculté de médecine, sans quoi son aventure n’aura consisté qu’en un séjour linguistique, voire une parenthèse touristique.

D’ailleurs, directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelle précise que la reconnaissance des diplômes n’est pas automatique et que l’étudiant peut être soumis à des mesures compensatoires en cas de différences substantielles constatées entre la formation reçue et celle requise afin de pouvoir exercer dans le pays d’accueil.

Dernier point à ne pas négliger, l’étudiant doit impérativement s’inscrire auprès du Conseil de l’Ordre pour exercer.

Faire médecine en Europe : tour d’horizon

Si les pays francophones tels que la Belgique sont désormais restrictifs dans leurs modalités d’admission des étudiants non-résidents, voire complètement hermétiques aux étudiants français souhaitant faire médecine (cas de la Suisse et du Québec au Canada), en revanche une multitude d’autres pays ouvrent grand leurs portes.

Petit tour d’horizon des différents pays :

Allemagne

Le fonctionnement allemand s’apparente au fonctionnement français pour ce qui est de son numerus clausus. La sélection des candidats repose sur l’examen des notes du baccalauréat et parfois, lorsque la liste d’attente est longue, sur des épreuves classantes.

Il existe 32 établissements publics et 1 établissement privé qui dispensent une formation de médecine. Cette dernière se déroule exclusivement en langue allemande et les 6 années minimums d’études permettent d’accéder au diplôme dit « Staatsexam ».

Autriche

L’admission est conditionnée à l’obtention d’un concours. 25% des places ouvertes sont réservées aux détenteurs d’un diplôme d’un pays étranger. Il est précisé que le quota s’élève à 20% des places ouvertes pour les diplômés d’un autre état membre européen.

Seules deux universités dispensent une formation de médecine (l’Université de Graz et l’Université de Vienne). La durée des études est de 6 ans, les enseignements s’effectuant en allemand et partiellement en anglais.

Belgique

30% maximum des places sont ouvertes aux non-résidents en 1er cycle de médecine ou sciences dentaires. En fin de 1e année, un concours conditionne l’accès à la 2e année, sachant que chaque université se voit attribuer un quota de places – dont à nouveau 30% maximum sont réservés aux non-résidents. La condition supplémentaire pour intégrer la 2nde année est de valider au moins 45 ECTS.

Le cursus dure 6 ans, à l’issue desquels l’étudiant choisit sa spécialité (soit une durée total entre 9 et 12 ans). La Belgique compte 5 universités de médecine : l’Université de Mons (UMons), l’Université de Namur (UNamur), l’Université de Liège (ULg), l’Université catholique de Louvain (UCL) et l’Université libre de Bruxelles (ULB).

Croatie

L’admission en fac de médecine est conditionnée à l’examen des résultats du bac, à la réussite d’une épreuve écrite en biologie, chimie et physique ainsi qu’à l’obtention d’une note minimum de 500 au TOEFL papier ou de 170 au TOEFL numérique ou de 6 au IELTS. Les tests de langue de Cambridge t d’Oxford sont autorisés. Il est en outre obligatoire de faire reconnaître son diplôme du Baccalauréat avant l’inscription.

Le programme d’études – exclusivement en langue anglaise – s’étale sur 6 ans et peut être suivi soit à la Faculté de médecine de Zagreb (50 places), soit à la faculté de médecine de Split (60 places). L’étudiant doit alors s’acquitter de frais de scolarité (7 000€/an pour Zagreb, 9 000€/an pour Split). 

Chypre

Pour intégrer l’Université européenne de Chypre (sous statut privé) en Nicosie, le candidat doit procéder à son inscription en ligne. A cette occasion, il transmet une lettre de recommandation et un « personal statement ». Il doit également avoir obtenu minimum 550 au TOEFL ou 6,5 à l’IELTS.

Les études durent 6 ans et les frais de scolarité s’élèvent à 1 100€ au moment de l’inscription, auxquels s’ajoutent des frais horaires au titre des cours.

Estonie

Les inscriptions à l’Université de Tartu s’ouvrent de janvier à avril, les résultats étant affichés en juin. Les critères de sélection sont : la détention d’un diplôme type Bac ou équivalent, une note de plus de 640 au SAT de biologie et une lettre de motivation.

La durée des études est de 6 ans et les frais de scolarité s’élèvent à 5 500€ par semestre.

Espagne

Les conditions d’admission dans les universités espagnoles sont très exigeantes et propres à chaque université. Le plus souvent, l’entrée dépendra des notes obtenues en première, terminale et au Bac, ainsi que des résultats des épreuves de compétences spécifiques que chaque université organise.

Le nombre de places offertes et les notes minimales de l’année précédente sont consultables sur le site du Ministère espagnol de l’éducation, qui met à disposition également un moteur de recherche pour identifier les universités de médecine. L’Université de Valence (publique), l’Université Cardenal Herrera (Valence) et l’Université de Navarre (privées) proposent des programmes en espagnol et anglais.

Le cursus dure 6 ans, auxquels s’ajoutent les années de spécialisation (dont la durée va de 3 à 5 ans). Le titre obtenu à l’issue des études est le Grado en Medicina.

Hongrie

L’admission à l’université suppose de se soumettre à des examens d’entrée en biologie, chimie et anglais et de passer un entretien de motivation. L’étudiant doit également payer des frais d’admission (200$).

Au moins trois universités de médecine peuvent être répertoriées : la Semmelweis University, la University of Szeged et l’University of Pécs. Certaines disciplines du programme d’études peuvent en outre être dispensées en anglais, voire en allemand (médecine humaine, médecine vétérinaire et odontologie). Le cursus dure 6 ans, sachant que les frais de scolarité varient de 15 000 à 18 000$ par an.

Italie

Comme en France, le fonctionnement des universités repose sur un numerus clausus défini au niveau national chaque année, avec répartition par université. Les candidats doivent être titulaires du bac et s’inscrire à l’examen d’entée au plus tard mi-juillet.

Cette épreuve de sélection est également gérée au niveau national par le Ministère de l’enseignement, de l’université et de la recherche. Les cursus médecine et dentaire passent un même examen de 100 minutes consistant en un QCM de 60 questions relatives à la culture générale, la biologie, la chimie, la physique et les mathématiques.

Une fois reçus, les candidats suivent un cursus de 6 ans d’études, puis enchainent sur une spécialisation qui peut durer de 3 à 5 ans. Les programmes peuvent être dispensés selon les universités partiellement ou entièrement en anglais. Le parcours s’achève avec l’obtention du titre de Laurea magistrale.

Irlande

Il faut se soumettre à un test de logique en février, le HPAT, pour pouvoir intégrer une faculté de médecine. Cet examen apprécie le raisonnement, la capacité à trouver des solutions et à éprouver de l’empathie.

Une fois reçu, le candidat s’engage sur 5 ans d’études et une année d’internat.

Lettonie

L’admission à l’université s’effectue sur dossier et à la condition d’avoir suivi des cours de biologie et chimie durant ses études secondaires. Le candidat doit également avoir obtenu 500 minimum au TOEFL ou 6 à l’IELTS.

L’université de Riga (200 places) et l’université de Latvia proposent des programmes en anglais. La durée des études est de 6 ans, les frais de scolarité s’élevant quant à eux à 12 000€ par an.

Luxembourg

Le système luxembourgeois est très particulier. En effet, ne peuvent intégrer une 1e année à l’université du Luxembourg que les étudiants luxembourgeois bilingues franco-allemand (niveau C1 dûment attesté).  Ensuite, ils doivent poursuivre leurs études médicales en Allemagne ou en France et valider au moins 300 ECTS pour revenir au Luxembourg suivre un cursus de 3 ans préparant à exercer la médecine générale.

Malte

Pour accéder aux études de médecine de l’Université de Malte, le candidat doit compléter le formulaire d’inscription en ligne et régler les frais d’inscription (95€). Le cursus dure 5 ans sans compter la spécialisation, sachant que l’université dispense un programme en anglais. Les frais de scolarité s’élèvent à 300€ par unité d’enseignement.

Pologne

L’admission à l’université dépend des notes obtenues au bac en physique, biologie, chimie et anglais ainsi que d’un entretien de motivation. L’université Jagellonne de Cracovie prévoit quant à elle un examen d’entrée consistant en un QCM.

Les universités de Poznan, de Gdansk et de Lodz offrent une année de préparation aux études de médecine « PreMed study program » dont l’objet est d’améliorer ses connaissances en sciences et en anglais.

Il existe des cursus complets de médecine dispensés en anglais, la formation durant 6 ans.

Les frais de scolarité coûtent de 6 300 à 9 000€ par an, sachant que les frais de dossier (50€) s’ajoutent aux frais d’inscription (de 150€ à 400€).

République tchèque

Les conditions d’admission à la Palacky University varient selon le pays d’origine du candidat. La durée des études est de 6 ans, les frais de scolarité s’élevant en moyenne à 10 000€ par an.

Roumanie

L’admission se fait directement auprès des universités : l’Université « Iuliu Hatieganu » de Cluj-Napoca (environ 150 places), l’Université « Victor Babes » de Timisoara (10 places) et l’Université « Grigore T. Popa » de Lasi (150 places).

Les formations sont dispensées exclusivement en français pendant les 3 premières années, sachant que les étudiants étrangers doivent suivre parallèlement des cours de roumain et attester d’un niveau suffisant lors du test de langue. Dès la 4e année, ils sont alors autorisés à conduire des entretiens avec les patients.

Le cursus dure 6 ans hors spécialisation. Les frais de scolarité sont en moyenne de 5 000€ par an.

Royaume-Uni

L’admission en fac de médecine au Royaume-Uni implique au préalable de compléter un dossier UCAS et d’y formuler 4 vœux maximums, de détenir de très bons résultats dans deux matières scientifiques et en culture générale, d’attester d’une note de 6,5 à l’IELTS et – dans certaines universités – également de passer un examen d’entrée (l’UKCAT pour UK Clinical Aptitude Test ou le BMAT).

En moyenne, 1 année d’étude coûte 10 000€.

Slovaquie

Pour pouvoir s’inscrire à la Jesenius Faculty of Medicine, le candidat doit s’être inscrit en ligne et attester avoir reçu dans le secondaire des enseignements en biologie et chimie.

Le programme, dispensé en anglais, s’étale sur 6 ans. Les frais de scolarité s’élevent à 9 900€ par an.