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Le site de Parcoursup : comment l’utiliser ?

De La Rédaction, publié le 02/02/2018

Ça y est, le ministère de l’enseignement supérieur a lancé sa nouvelle plateforme en ligne d’admission en première année ! Son objectif : améliorer la lisibilité et simplifier les conditions d’inscription en fac. Au-delà, l’intention est aussi et surtout de réduire voire d’éliminer complètement le risque que des jeunes soient laissés sur le carreau avant même d’avoir pu intégrer une quelconque formation supérieure.

Rien que pour vous : les principaux enjeux des nouvelles modalités d’admission du site Parcoursup ainsi que les démarches possibles pour ceux qui ne relèvent pas de cette procédure.

L’inscription sur Parcoursup

La nouvelle plateforme nationale d’admission dans l’enseignement supérieur « Parcoursup », ouverte depuis le 22 janvier 2018, succède à la procédure d’Admission post-bac dite « APB » en vigueur depuis 2009.

Cette plateforme s’adresse essentiellement aux lycéens, apprentis en alternance ou étudiants en réorientation qui souhaitent intégrer des formations post-bac en première année (licences, STS, IUT, CPGE, écoles d’ingénieurs, etc.).

Elle leur permet ainsi de :

  1. Constituer un dossier de préinscription,
  2. de formuler leurs vœux de poursuite d’études,
  3. et de répondre aux propositions d’admission des établissements dispensant ces formations.

Le Fonctionnement de Parcoursup : un site facile à utiliser ?

Par rapport à son prédécesseur APB, Parcours sup est d’un usage simplifié et la navigation y est notamment facilitée par la barre de recherche multicritères (par type de formation, par lieu géographique) permettant rapidement à l’utilisateur d’obtenir les informations disponibles sur les différentes formations souhaitées (attendus, taux de réussite, débouchés…).

Concrètement, le principe de la plateforme est  :

  • de permettre aux bacheliers d’émettre des vœux sans les classer,
  • de constituer un dossier pour chaque formation choisie,
  • de confirmer les vœux pour qu’ils puissent être examinés par les établissements choisis,
  • de recevoir des propositions d’admission et d’y répondre.

A chaque réponse d’un établissement, les lycéens sont contactés sur leur portable via l’application mobile, via leur messagerie personnelle et également dans la messagerie intégrée à la plateforme. Leurs parents et professeurs principaux sont également prévenus.

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Parcoursup – APB : quelles différences ?

Parcours sup 2018 apporte effectivement des changements de taille à la procédure d’admission post-bac.

1. Augmentation du nombre de places ouvertes

Tout d’abord, plus de 13 000 établissements sont désormais répertoriés soit 130 000 places de plus en 2018, notamment dans les filières saturées.

2. Simplification de la procédure des vœux   

Par ailleurs, alors que précédemment les candidats à l’enseignement supérieur devaient hiérarchiser leurs vœux (24 vœux maximums) par ordre de préférence, dorénavant les bacheliers ne seront plus tenus de classer leurs vœux (réduits à 10 vœux principaux).

3. Une seule phase d’admission et une procédure complémentaire

La procédure d’admission est en outre simplifiée puisque les trois phases d’admission du système initial sont remplacées par une phase unique ; une procédure complémentaire étant également prévue.

4. Des réponses rendues au fil de l’eau et fondées sur un examen de chaque dossier

Quant aux réponses des établissements, elles n’auront plus lieu à date fixe mais au fil de l’eau dès le mois de mai.

D’ailleurs, l’entrée à l’université et dans les filières en tension ne sera plus conditionnée à la série du bac ou au tirage au sort. L’adéquation de l’élève aux « attendus » ou prérequis de la formation souhaitée devient un critère important de sélection, sachant qu’une mise à niveau peut être désormais prévue sous certaines conditions.

5. les universités ont désormais accès au dossier scolaire du lycéen : notes, appréciations des enseignants, classement au cours des deux premiers trimestres de terminal

Elles peuvent ainsi, à partir de la fiche Avenir, examiner son projet (sa motivation, la cohérence du vœu formulé avec le parcours, et les démarches effectuées afin de le construire), ainsi que ses aptitudes professionnelles (méthode de travail, autonomie, engagement dans le travail, esprit d’initiative etc.).

6. Un candidat acteur de son orientation finale

Le système des vœux n’est donc plus fondé sur un algorithme. Et la démarche est la suivante : à la réception de deux réponses positives, l’élève choisit entre les deux dans le délai imparti. Dès lors, toutes les autres réponses positives s’annulent, sachant que l’élève garde néanmoins le bénéfice des vœux en attente de réponse.

Ce système se répète au fur et à mesure que de nouvelles réponses positives lui arrivent. De cette manière, les propositions qui l’intéressent le moins sont éliminées au fil de l’eau.

Attention à bien respecter les dates

Le calendrier 2018 se décline comme suit :

1. La procédure normale

L’inscription des candidats et la saisie des vœux s’étale du lundi 22 janvier au mardi 13 mars à 18 heures.

A partir de cette date et jusqu’au samedi 31 mars inclus, ils doivent finaliser et envoyer leurs dossiers de candidature, ainsi que confirmer leurs vœux.

Du mardi 21 mai au vendredi 21 septembre (et hormis durant la période des épreuves écrites du bac), les établissements pourront répondre aux candidats.

2. La procédure complémentaire

La procédure complémentaire s’ouvrira le mardi 26 juin – une fois les épreuves du baccalauréat passées – pour les candidats n’ayant reçu jusque là aucune réponse positive. A cette occasion, la commission d’accès à l’enseignement supérieur étudiera les souhaits de formation prioritaires et les dossiers des candidats et leur fera des propositions de formation au plus près de leurs choix initiaux. Ces derniers pourront alors formuler de nouveaux voeux pour ces formations disposant de places vacantes.

Durant l’été, les candidats devront procéder à leur inscription administrative dans l’établissement retenu.

La procédure Parcoursup s’achèvera en principe le vendredi 21 septembre, date à laquelle tous les candidats devraient être inscrits dans une formation.

Peux-t-on aller à la fac sans passer par parcours sup ?

Tous les jeunes souhaitant intégrer une formation de l’enseignement supérieur ne sont cependant pas concernés par cette plateforme.

Les procédures d’admission spécifiques

Le cas des étudiants qui redoublent la 1e année

À commencer par les étudiants amenés à redoubler leur première année. Dans la mesure où le redoublement est un droit, ces derniers doivent en effet – s’ils souhaitent se maintenir dans leur formation – automatiquement se réinscrire dans leur établissement.

En revanche, pour s’orienter vers une formation Bac+1 différente,  et à la condition que ces étudiant aient moins de 26 ans, ils doivent passer par la plateforme Parcoursup, y compris lorsqu’il s’agit d’une réorientation en interne à leur établissement.

Le cas des étudiants étrangers

Une autre procédure s’applique également aux étudiants étrangers non ressortissants de l’UE, à savoir la demande d’admission préalable (DAP) qui concerne spécifiquement les titulaires d’un diplôme étranger de fins d’études secondaires souhaitant s’inscrire en première année de licence dans une université française.

Le cas de la formation continue

Enfin, les candidats à la formation continue ne sont pas non plus concernés par la nouvelle plateforme, qui s’adresse exclusivement à des lycéens, apprentis ou étudiants en réorientation désirant intégrer une première année de formation dans le supérieur.

Les solutions alternatives à Parcoursup, dans tous les autres cas

Au-delà de ces trois précédents cas de figure pour lesquels une procédure d’admission spécifique existe, il faut rappeler qu’il existe des solutions alternatives à Parcours sup pour intégrer une première année de licence à l’université.

L’existence d’une procédure complémentaire

D’abord, il ne faut pas exclure la procédure complémentaire prévue par la plateforme nationale et ouverte à partir du 26 juin. Celle-ci permet d’émettre des vœux dans les établissements disposant encore de places vacantes.

Des modalités d’admission propres aux formations sélectives

Ensuite pour ceux qui envisagent une formation sélective,  les candidatures sont déposées directement dans l’établissement la dispensant. Sont par exemple concernés les licences de l’université Paris-Dauphine, la bi-licence biologie et mathématique de l’ l’université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) ou le double cursus lettres modernes et sciences sociales de Paris-Sorbonne. De même, les universités catholiques fonctionnent sous ce modèle.

De l’audace et de la ténacité

Rien n’empêche en outre en tant que candidat libre de plaider sa cause directement dans l’université de son choix – une démarche de longue haleine mais qui peut être fructueuse si le candidat a des arguments et un dossier solides, un projet cohérent et une motivation à toute épreuve.

Septembre, mois de la dernière chance 

Enfin à la rentrée de septembre, il n’est pas inhabituel de constater qu’un certain nombre de candidats acceptés à l’université aient finalement renoncé et déserté ses bancs. Les places libérées peuvent ainsi faire des heureux de dernière minute. Quoique risquée, cette ultime solution ne peut être totalement exclue des calculs des candidats jusque là déçus.

La procédure complémentaire

La procédure complémentaire dans la démarche Parcoursup est celle dite de dernier recours, lorsque les vœux formulés n’ont pas obtenu de réponse positive. Elle est également ouverte aux candidats qui n’étaient pas jusque là inscrits sur la plateforme.

La procédure s’étale sur une période allant du 26 juin au 21 septembre, au cours de laquelle une commission pilotée par le recteur d’académie propose aux candidats déçus une affectation sur les places vacantes restantes. Les candidats déposent ensuite leurs vœux, sachant qu’ils ne peuvent cependant pas postuler dans une formation qui leur avait été refusée en procédure normale.


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