Partager

Quelle Prépa choisir ?

De La Rédaction, publié le 02/03/2018

L’École Polytechnique, l’École supérieure des Mines de Paris, Saint-Cyr, l’École nationale d’administration (ENA), l’EM Lyon Business School, HEC Paris et l’ESSEC sont autant de Grandes Écoles qui font rêver les étudiants de même que leurs futurs employeurs…

Pour accéder à ces institutions prestigieuses, 86 500 étudiants étaient inscrits cette année dans l’une des 2 150 classes préparatoires à ces grandes écoles (CPGE). Pourquoi un tel engouement ? On vous explique tout !

Et retrouvez la liste des CPGE de votre région (voir en fin d’article).

Pour bien démarrer : quelques chiffres sur les Prépas

Hébergées généralement dans un lycée, ces formations en deux ans constituent une forme de cursus intermédiaire permettant de maximiser les chances de l’étudiant d’accéder à une Grande École avec un niveau Bac+2.

En 2017, la plateforme de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, Parcoursup, répertorie en 1e année plus de 1 100 formations dont :

  • 700 en filière scientifique,
  • 270 en filière économique,
  • 140 en filière littéraire.

Retrouvez en fin d’article les CPGE dans votre région.

En outre, les 86 500 élèves se répartissaient comme suit : – 53 848 en CPGE scientifiques – 20 056 en CPGE économiques – 12 574 en CPGE littéraires

Cette répartition des effectifs est sensiblement identique à l’année précédente avec une légère augmentation en filière scientifique (qui représente environ 2/3 des effectifs) et une faible perte d’étudiants dans la filière économique (-0,6%) et dans la filière littéraire (-0,4%).

Quel est l’intérêt de faire une Prépa ? 5 raisons

Il existe certes une myriade d’alternatives à la prépa pour intégrer une école. C’est effectivement une tendance observée ces dernières années avec des accès parallèles ouverts aux titulaires d’une licence, d’un BTS ou encore d’un DUT. Aussi, contourner la phase prépa est devenue largement possible.

Pour autant, plusieurs arguments arguent pour un passage en prépa. En voici les points clés :

1. Avoir le luxe et le temps de choisir son école

D’une part, passer par une prépa offre deux années précieuses de réflexion pour choisir en toute conscience la ou les écoles à présenter au concours. Loin d’être anodin, cette opportunité de se donner le temps pour décider de a voie est un luxe que n’offre pas une entrée directe, post-bac, dans un établissement.

Outre le répit obtenu, la prépa permet d’envisager toute une palette d’écoles, choix non offert aux bacheliers qui doivent directement intégrer un cursus et un établissement précis – à moins d’assumer de se réorienter dès la 1e année.

Enfin, certaines grandes écoles sont tellement sélectives qu’il y a peu d’espoir de les intégrer autrement que via une prépa. D’ailleurs, ces écoles font même des distinctions qualitatives entre les CPGE d’origine des candidats, tant il est vrai que leur nombre est grand.

2. Maximiser vos chances de réussir

Réussir les concours

Effectivement, il s’agit du but premier d’une prépa de se préparer aux concours d’entrée des grandes écoles. Intégrer une prépa c’est donc comme une quasi garantie de franchir les épreuves de sélection drastique de ces écoles exigeantes.

Accéder facilement à un emploi de qualité

Au-delà, faire une prépa assurent aux étudiant un accès immédiat à l’emploi. En effet, au sortir d’une telle formation, les élèves ont une capacité de travail décuplée. Ils savent gérer des dossiers rapidement et efficacement, respecter les délais impartis et gérer leur stress.

Autre atout non négligeable :

Les prépas transmettent des qualités essentielles à l’entreprise telles que l’envie de réussir, la motivation, l’implication dans les études ou les projets. Les préparationnaires ont le goût de la performance et de l’excellence, ainsi qu’une véritable capacité à relever des défis. Ce sont donc des profils que l’on s’arrache.

3. Approfondir ses connaissances et suivre des enseignements de qualité

Bénéficier d’une diversité d’enseignements…   

Comme il s’agit généralement d’une formation pluridisciplinaire, vous avez l’opportunité d’explorer un grand nombre de matières académiques pour vous constituer un solide socle de connaissances et une excellente culture générale.

En prépa économique et commerciale :

Vous suivez un cursus polyvalent et étudiez aussi bien les mathématiques, l’économie, les langues vivantes étrangères, l’histoire que la culture générale.

En prépa littéraire, vous aurez au programme :

français, philosophie, histoire, langues vivantes, langue ancienne pour la classe « Lettres classiques » ; ou économie, sociologie, mathématiques pour la voie « Lettres et sciences sociales ».

En prépa scientifique, les enseignements incontournables sont :

les mathématiques, la physique-chimie, les sciences de l’ingénieur, les technologies, les langues vivantes et la culture générale.

Une qualité est garantie

Ces cours de haut niveau sont dispensés par des enseignants de qualité, souvent titulaires de l’agrégation et/ou d’un doctorat. Leur expertise vous permet d’approfondir vos connaissances, d’autant qu’ils assurent aussi votre suivi personnalisé et qu’à ce titre ils vous conseillent, vous évaluent et vous soutiennent.

Bien sûr, ces enseignements sont non seulement adaptés aux exigences des épreuves de concours, mais les connaissances acquises sont également précieuses tout au long de votre vie professionnelle et personnelle (culturelle et intellectuelle). 

4. Apprendre à apprendre : la clé du succès

L’atout prépa c’est également le fait que les professeurs vous délivrent les réflexes et automatismes nécessaires à un travail efficace. Tel que le cycle prépa est conçu, vous acquérez les clés pour jongler et passer les épreuves qui rythment vos deux années : colles (ou kholles), devoirs maisons, devoirs sur table.

Comprendre les attendus et les exigences

En effet, la particularité d’une CPGE est que le programme est dense et que la cadence de travail est particulièrement rythmée. En effet, sachant qu’il faut compter approximativement 30 à 35 heures de cours en présentiel obligatoire et un temps au moins équivalent en travail personnel, maîtriser les bonnes méthodes de travail devient une évidence.

Autrement dit, votre défi en tant que préparationnaire est de pouvoir absorber une quantité impressionnante de connaissances en un temps très restreint.

Ensuite, vous devez être en mesure de les restituer de manière appropriée, en détaillant votre raisonnement autour d’une problématique initialement établie. Et cela pour toutes les matières enseignées, plusieurs fois par semaine tout au long des deux années d’études.

Apprendre la résistance physique et la résilience

Dans cette mesure, il n’y a pas de place pour l’approximation, la lenteur d’exécution, ou le blabla. Il est attendu de vous des raisonnements rigoureux, la capacité à gérer plusieurs sujets simultanément, et avec ça : de résister au stress, à la fatigue et à la pression.

Car rappelons qu’il s’agit d’une compétition pour accéder et compter parmi les rares ou «happy few » admis dans des Écoles de grand prestige.

D’ailleurs, si malgré les conditions intenses vous éprouvez au cours de la prépa une certaine forme de plaisir intellectuel à relever les défis d’apprentissage que l’on vous donne, c’est que la CPGE a été extrêmement bénéfique et formatrice pour vous !

Et si effectivement le désir d’obtenir le concours/le poste de vos rêves s’accompagne du plaisir d’y travailler, alors vos chances de réussir sont indéniablement décuplées. 

5. Développer rigueur et acquérir les bonnes méthodes de travail

Vous apprenez à fournir un travail de très haute qualité en temps restreint. Pour cela, vous acquérez un grand nombre d’automatismes dans l’analyse et la résolution des problèmes que l’on vous soumet : capacité et vitesse de raisonnement, capacité de lecture rapide, de synthèse et d’analyse ainsi que de conceptualisation.

Vous savez problématiser un sujet, et y répondre de façon ordonnée, balancée, argumentée. Vous savez conclure aussi bien que vous savez faire une introduction. Bref vous apprenez à structurer votre pensée, compétence technique essentielle et première.

Vos idées, votre point de vue et votre esprit critique sont capables de s’exprimer tant à l’écrit qu’à l’oral, et votre aisance rédactionnelle comme oratoire sont susceptibles de s’améliorer tout au long du cycle.

Que faire après une Prépa ?

That is the question

1. Intégrer une Grande École

Vous êtes issus d’une CPGE littéraire

Vous pouvez présenter les concours :

  • des trois ENS (Ulm, Lyon et Cachan) et de l’École des Chartes, dans l’optique d’une carrière d’enseignant en collège, lycée ou université ;
  • de Saint-Cyr (lettres), en vue d’une carrière militaire ;
  • des Instituts d’Études politiques (IEP) ;
  • des écoles de journalisme ;
  • ainsi que les concours lettres et sciences humaines des grandes écoles de commerce ;
  • et même de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE), et des écoles supérieures de commerce et de gestion,
  • voire de l’ENS Cachan, avec des débouchés dans les domaines de la statistique, de la finance, de la gestion, du management…

Vous êtes issus d’une CPGE scientifique

Les scientifiques présentent les concours :

  • des écoles d’ingénieurs,
  • des ENS (Ulm, Lyon et Cachan),
  • des écoles nationales vétérinaires,
  • des écoles supérieures militaires (Supaéro, Navale, Air, Saint-Cyr…),
  • écoles agronomiques (INA, ENSA, ENITA)

Vous êtes issus d’une CPGE économique et commerciale

  • Les prépas commerciales débouchent sur :
  • l’ENS Cachan pour les étudiants qui souhaitent mener une carrière d’enseignant en sciences économiques et de gestion ;
  • l’École militaire de Saint-Cyr, en vue d’une carrière d’officier ;
  • les Instituts d’études politiques (IEP) ;

En outre, il existe plus de 80 écoles de commerce reconnues et visées par l’État.

En termes d’emplois, ce cursus permet d’exercer dans la finance, la gestion, le marketing et le management notamment.

La plupart des écoles scientifiques et des écoles de commerce sont regroupées en banques communes d’épreuves :

  • Pour les ingénieurs : Mines-Ponts, concours communs polytechniques, Centrale-Supélec etc.
  • Pour les écoles de commerce : BCEE-CCIP, Ecricome etc.

2. Poursuivre ses études à l’université ou dans d’autres écoles

En cas d’échec à une grande école, il est toujours possible de poursuivre ses études et de retenter sa chance par le biais des admissions parallèles (avec un niveau master ou master pro).

Autrement dit, vous pouvez poursuivre vos études en licence à l’université, à condition d’avoir obtenu une équivalence, ou dans d’autres écoles (école de journalisme, IEP).

Compte tenu du bon bagage académique que vous avez acquis, nul doute que quelle que soit la voie finalement prise, vous serez performant(e).

La Liste des CPGE par région

ALSACE

AQUITAINE

AUVERGNE

BASSE NORMANDIE

BOURGOGNE

BRETAGNE

CENTRE

CHAMPAGNE ARDENNES

CORSE

FRANCHE-COMTÉ

GUADELOUPE

GUYANE

HAUTE-NORMANDIE

ILE-DE-FRANCE

Académie de Créteil

Académie de Paris

Académie de Versaille

LANGUEDOC-ROUSSILLON

LIMOUSIN

LORRAINE

MARTINIQUE

MIDI-PYRÉNÉES

NORD-PAS-DE-CALAIS

PAYS DE LA LOIRE

PICARDIE

POITOU-CHARENTES

PACA

Académie de Marseille

 

Académie de Nice

LA RÉUNION

RHÔNE-ALPES

Académie de Grenoble

 

Académie de Lyon

ÉTRANGER